Près de la moitié des municipalités ont un défibrillateur

SANTÉ. Les édifices publics et commerciaux, les municipalités, les villes et les infrastructures sportives se munissent tranquillement, mais sûrement, d’un défibrillateur externe automatisé (DEA). Cette tendance qui ne fait que croître permet de sauver des vies.

Un arrêt cardiaque peut survenir à tout moment et en tout lieu. L’augmentation du nombre de défibrillateurs dans la région ne peut que permettre d’améliorer les chances de réanimation des victimes. Bien que cet équipement devienne essentiel dans les lieux publics, les milieux sportifs et de travail, le DEA n’est pas obligatoire.

«Il n’y a aucune prescription en ce sens dans la Loi sur la sécurité dans les sports, ni dans ses règlements et ni dans le Règlement sur la sécurité dans les bains publics (Loi sur le bâtiment). Cet aspect relève plutôt des soins préhospitaliers», confie Brian Morin, conseiller en sécurité à la Direction de la promotion de la sécurité, secteur du loisir et du sport du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Le défibrillateur externe automatisé permet de rétablir un rythme cardiaque normal chez un patient atteint de fibrillation. Puisque le délai entre l’arrêt cardiaque et la défibrillation est le facteur qui détermine la réussite ou non de la réanimation, il est nécessaire de se munir de l’équipement, de le rendre accessible et fonctionnel, selon le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie et du Centre-du-Québec (MCQ). Toutefois, pour en obtenir un, il est nécessaire de débourser entre 1 000$ et 3 000$.

«La réanimation cardio-respiratoire (RCR) augmente de 5% les chances de survie d’une victime d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR). Combinée à l’utilisation d’un défibrillateur, on augmente de 60 % les chances de survie de la victime.», affirme Caroline Paquin, conseillère en communication au CIUSSS MCQ.

Dans la région, plusieurs municipalités ont emboité le pas en faisant l’acquisition d’un DEA. Pour d’autres, le projet ne devrait pas tarder. Mentionnons que depuis quelques années, des défibrillateurs sont également présents dans les véhicules de patrouille de la Sûreté du Québec. C’est sans compter les services ambulanciers présents à différents endroits sur le territoire qui possèdent cet équipement.

Le saviez-vous?

Un arrêt cardio-respiratoire (ACR) peut survenir à n’importe quel âge et à n’importe quel moment. Près de 40 000 arrêts cardiaques se produisent chaque année au Canada soit, une personne toutes les 12 minutes. (619 en Mauricie et Centre-du-Québec en 2014-15)

À quoi sert un défibrillateur?

Le défibrillateur externe automatisé (DEA) est un appareil qui recherche les troubles du rythme cardiaque mortels et administre une décharge électrique au cœur pour tenter de rétablir l’activité électrique normale chez une personne en arrêt cardiaque.

Application mobile DEA-Québec

Une application mobile créée par l’équipe de la Fondation Jacques-de Champlain vise à répertorier tous les DEA se trouvant dans des lieux publics au Québec et permet de localiser le DEA le plus près en plus de fournir des informations concernant la RCR. De plus, il est possible d’enregistrer un nouveau DEA dans le registre de la Fondation à partir de l’application mobile. : http://www.jacquesdechamplain.com/fr/projet-dea/

Portrait des municipalités de la MRC de Maskinongé

Louiseville Oui SSI + Aréna

Maskinongé Non

Yamachiche Oui SSI + Pavillon des loisirs

Saint-Sévère Oui Pavillon des loisirs

Saint-Léon-le-Grand Non

Sainte-Ursule Non

Saint-Justin Oui SSI + PR + Hôtel de ville

Saint-Édouard-de-Maskinongé Non

Sainte-Angèle-de-Prémont Non

Saint-Paulin Non

Saint-Alexis-des-Monts Oui SSI + Aréna + Bureau du festival

Saint-Barnabé Non

Saint-Étienne-des-Grès Oui PR

Saint-Boniface Oui Aréna + Centre communautaire

Saint-Élie-de-Caxton Oui PR

Charette Oui Centre communautaire

Saint-Mathieu-du-Parc Non

(Légende: Oui – possède au moins un défibrillateur. Non – ne possède pas de défibrillateur. SSI – Service de sécurité incendie. PR – Premiers répondants.)

Suivez Pier-Olivier Gagnon sur Twitter: @POGagnon