Saint-Paulin ne financera pas l’utilisation des couches lavables

SAINT-PAULIN. Au cours des derniers jours, des familles de Saint-Paulin ont suggéré au conseil municipal d’aider financièrement celles qui ont de jeunes enfants et qui utilisent les couches lavables. Cette demande a été analysée et le conseil a décidé à majorité de ne pas donner suite à cette suggestion.

Les demandeurs estimaient qu’il était important d’encourager des comportements écoresponsables.

«Le comportement écoresponsable est vraiment une question de valeur et non pas une question de récompense financière. On obtient plus de résultats en travaillant sur l’attitude que sur le portefeuille des gens», croit Serge Dubé, maire de Saint-Paulin.

Selon lui, la société se doit d’avancer et la façon toujours utilisée n’est pas nécessairement la meilleure.

«On veut comme société progresser dans différents domaines et les méthodes traditionnelles de fonctionnement ont toujours été le gourdin et la carotte, soit les amendes et les subventions. Nous, on pense qu’on obtient plus de résultats par la persuasion et l’encouragement», admet M. Dubé.

À titre d’exemple, la municipalité rappelle qu’il y a deux ans, elle s’est attaquée à la problématique de l’enfouissement des matières organiques en utilisant un site pour les résidus verts.

«Ce projet avait été fait par la persuasion, l’éducation et la sensibilisation. Nous avons passé de quelques sacs à des tonnes de résidus verts. C’est la même méthode qu’on veut utiliser pour les couches lavables, de même que pour la consommation responsable de l’eau potable.»

Rappelons que dans la MRC de Maskinongé, seules les municipalités de Louiseville et de Saint-Élie-de-Caxton aident financièrement les familles qui utilisent des couches lavables.

Attribution des commandites

Le conseil municipal de Saint-Paulin a récemment accordé une commandite de 500 $ à l’organisme sans but lucratif Trois siècles d’aventure et de culture pour le spectacle présenté par l’Aventureux sur le site du Baluchon Éco-Villégiature.

Cette décision n’a pas fait l’unanimité des membres du conseil.

Les opposants estiment que les fonds publics ne doivent pas servir à subventionner une entreprise privée.

Quant à eux, les membres en faveur croient que la municipalité doit encourager l’initiative locale et que le Théâtre en rivière encourage des étudiants en théâtre de la région, ce qui semble être une cause noble.

Puisque le seul encadrement existant pour l’attribution des commandites est la limite budgétaire, le maire s’est engagé à élaborer une politique plus claire sur le sujet.

«Lorsqu’on avait une demande, on la jugeait et notre seul encadrement était notre budget et ce n’est même pas 3 000$. Maintenant, il est temps de se donner plus de critères et d’être en mesure de mieux gérer ça. Le conseil est d’accord avec ça», conclut le maire.